Pourquoi nous perdons ou prenons du poids ?

1 / Généralités
Les dépenses énergétiques dépendent du métabolisme de base qui représentent 60 à 70% de la dépense énergétique totale, auxquelles vient s’ajouter la déperdition d’énergie liée au travail musculaire, à la digestion et à la régulation de la température du corps à 37°C

2/Variation d’un individu à un autre
Le poids idéal dépend :
de la taille
de l’âge
de l’état physiologique
du régime alimentaire
de l’activité physique
de certaines substance
du sexe

Variations en fonction de l’âge
Avec l’âge, la masse grasse augmente tandis que la masse maigre diminue compte tenu de la fonte musculaire et de la réduction de la taille des organes. Ce phénomène naturel est d’autant plus marqué que les personnes vieillissantes ont une activité physique moins importante.

Variations en fonction de l’état physiologique
Le métabolisme de base correspond essentiellement, chez un sujet adulte en bonne santé, aux dépenses énergétiques liées à la circulation sanguine et à la respiration. Il diminue pendant le sommeil.
Jusqu’à l’âge de 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons, il inclut la dépense énergétique liée à la croissance.
Pour la femme enceinte, il inclut la dépense énergétique liée à la gestation : cette dépense énergétique supplémentaire peut augmenter le métabolisme de base jusqu’à 20%. Pour la femme allaitante, il inclut la dépense liée à la lactation.
Certains états pathologiques augmentent les dépenses énergétiques liées à la réparation tissulaire (grands brûlés, par exemple).
La fièvre augmente le métabolisme basal de 7% par degré.
Enfin, une anomalie de la fonction thyroïdienne se traduit par une élévation ou une diminution anormale du métabolisme basal. Lorsque l’écart constaté dépasse +10% ou -10% par rapport à la valeur moyenne, on est en présence d’une hyperthyroïdie dans le 1er cas et d’une hypothyroïdie dans le second. C’est la thyroxine, hormone thyroïdienne, qui est le facteur en cause : si l’on produit trop de thyroxine, on maigrit ; si l’on n’en produit pas assez, on grossit.
Une autre substance, l’adrénaline, hormone de la peur et du stress, augmente le métabolisme basal. Nos émotions peuvent donc accroître notre dépense énergétique dans des proportions importantes (jusqu’à 50% !) et doubler notre consommation d’oxygène. Les dépenses liées à l’émotion ne sont pas chiffrables. Il est important d’en tenir compte cependant, puisqu’elles peuvent, par exemple, provoquer une hypoglycémie chez le sportif en proie au trac lors d’une compétition, alors que sa glycémie est habituellement bien équilibrée grâce à des apports alimentaires étudiés.

Variations en fonction du régime alimentaire
Notre organisme adapte ses dépenses énergétiques en fonction des apports. En cas de sous-alimentation prolongée, le métabolisme de base diminue de façon à pouvoir survivre “à l’économie”. Ce phénomène d’adaptation fonctionne tout autant dans le cas contraire : une suralimentation habituelle entraîne une augmentation du métabolisme basal.

Variations en fonction de l’activité physique
Lorsqu’on pratique une activité sportive importante plusieurs fois par semaine, le métabolisme de base augmente de 5 à 10%, ce qui s’explique par l’accroissement de la masse musculaire.

Variations en fonction de certaines substances
Les psycho stimulants (caféine, nicotine) augmentent le métabolisme de base. Les sédatifs et hypnotiques produisent l’effet inverse.

Variations en fonction du sexe
La masse maigre (= masse active ou masse musculaire) entraîne une dépense énergétique d’entretien huit à dix fois supérieure à celle engendrée par la masse grasse.
La femme a une masse grasse plus importante que l’homme qui a, en contrepartie, une masse maigre supérieure à celle de la femme. Ceci explique que les besoins énergétiques d’un homme soient supérieurs à ceux d’une femme.

3/ Dépenses énergétiques dues au travail musculaire
Qu’elles entraînent un mouvement ou non, les contractions musculaires sont responsables d’une forte dépense énergétique qui peut être mesurée par l’étude de la consommation d’oxygène, laquelle est proportionnelle au travail effectué.
En réalité, l’énergie dépensée correspond non seulement au travail mécanique mais aussi à l’adaptation de l’organisme à l’effort et à l’augmentation de la thermogenèse.

4/ Dépenses énergétiques dues à la digestion
Lors de la digestion, deux types de dépenses énergétiques sont cumulées : le travail digestif lui-même et l’assimilation des nutriments.
La digestion, dont le but est de nous apporter de l’énergie (entre autres), a un coût énergétique variable en fonction de ce que nous mangeons, qualitativement c’est ce que l’on appelle l’action dynamique spécifique des nutriments et quantitativement.
Ainsi, lorsque nous mangeons une ration riche en protéines, nous procédons à un gaspillage énergétique important puisque notre dépense énergétique s’accroît de 3% pour l’utilisation d’une ration glucidique, de 10% pour une ration lipidique et enfin de 30% pour une ration protéique !
Pour un repas, cette dépense correspond à une élévation de 20 à 30% du métabolisme de base : elle commence dès le début du repas et se poursuit pendant 3 à 5 heures.
L’assimilation des nutriments est responsable d’une libération d’énergie thermique, l’extra chaleur post-prandiale (ECPP), qui n’est autre que cette sensation de chaleur qui nous envahit après manger. Celle-ci peut contribuer à lutter contre le froid. En revanche, dans un environnement chaud, il est préférable d’éviter un apport excessif en protéines qui perturberait les efforts de thermorégulation de l’organisme, notamment chez les jeunes enfants.
Puisque la digestion induit des dépenses énergétiques, cela veut-il dire que si l’on fractionne sa ration énergétique en 5 petits repas au lieu de 3 gros, on dépensera plus d’énergie pour les digérer ? La réponse est oui. Il convient donc d’en tenir compte tant chez les personnes dénutries, pour éviter le gaspillage énergétique, que chez les personnes en surpoids, pour accroître les dépenses énergétiques. Mais attention, fractionnement de la ration alimentaire ne veut pas dire grignotage désordonné et ininterrompu…

5/ Dépenses énergétiques dues à la thermorégulation
Pour maintenir notre corps à une température à peu près constante lorsque la température ambiante n’est pas dans la zone de neutralité thermique, nous engageons des dépenses énergétiques liées à la production de chaleur ou à la perte de chaleur pour nous refroidir : nous pouvons perdre jusqu’à 10 litres de sueur par jour.

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